Conseils de mise en œuvre

Préconisations générales

  1. S’assurer de l’absence de problèmes latents d’humidité. Aucun matériau, biosourcé ou non, ne réglera les problèmes d’humidité pour vous et ceux-ci devront être gérés en amont. Une attention toute particulière devra notamment être accordée à la gestion des eaux pluviales : vérification de la présence et de l’état des gouttières et, en l’absence de gouttières ou bien si la topologie du terrain l’impose, pose d’un drain extérieur en pied de mur.
  2. Stocker les écomatériaux au sec avant utilisation.
  3. Veiller à ce que les parois permettent une bonne migration de l’humidité (le cas échéant, piqueter les enduits ciments par exemple). Ne pas utiliser de pare-vapeur mais si besoin, des freins-vapeurs.
  4. Utiliser des équipements de protection individuelle adaptés à la réalisation du chantier. Même si les écomatériaux locaux que nous proposons sont sains et sans aucun additifs chimiques, certaines mises en œuvre requièrent le port d’un masque anti-poussière (laine de chanvre, terre-chanvre) et de lunettes de protection (terre-chanvre projeté).
  5. L’argile assèche les mains (mais ne brûle pas, contrairement à la chaux !) : ne pas hésiter à utiliser une crème hydratante après chantier.

En complément des conseils prodigués ci-dessus, vous pouvez consulter le guide de mise en œuvre du chanvre d’Eco-Pertica, qui bien que nécessitant d’être rafraîchi, vous donnera peut-être des indications complémentaires.

Modes constructifs

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Rendu d’une pièce isolée en laine de chanvre

Rampants

L’isolation de la toiture est la priorité n°1. En général, avec un isolant performant, il convient d’avoir une épaisseur de 30 cm sous toiture et 15 cm sur les murs de dératellement dans le cas d’une toiture chaude, et 30 cm au sol dans le cas de combles perdus

Pour isoler les rampants, on utilise de la laine de chanvre en vrac à une masse volumique de 50 kg/m3.

Conseils de mise en œuvre en rénovation sans dépose de la couverture

En rénovation et lorsque la couverture est en bon état, il est possible d’utiliser un isolant biosourcé même si la membrane de sous-toiture est un film bitumé imperméable. Par contre, il faut alors travailler par l’intérieur en plaçant un pare-pluie respirant en ménageant une lame d’air entre ce pare-pluie et le film bitumé.

  1. Installer un écran de sous-toiture respirant côté extérieur.
  2. Réaliser les caissons en ossature bois.
  3. Fixer sur l’ossature un filet qui permet de laisser passer la main sur l’ossature bois pour maintenir la laine de chanvre. Un filet orange de chantier typiquement. Alternativement, une corde en sisal peut-être utilisée.
  4. Souffler l’isolant dans le filet (avec la souffleuse à laine de chanvre), et tasser manuellement. Contrôler qu’une densité de 50 kg/m3 est atteinte en mesurant le volume des caissons, pour savoir quelle masse d’isolant utiliser.
  5. Une fois les caissons remplis, agrapher le frein vapeur, et assurez-vous de la continuité de l’étanchéité à l’air au niveau des jonctions avec les murs. L’étanchéité à l’air doit être soignée, avec l’utilisation de bandes adhésives dédiées (type TESCON VANA). Pincer la membrane avec des lattes (20 x 38 mm).
  6. Placer un parement de finition. En terme de tenue au feu, il est recommandé d’utiliser une plaque coupe feu (plaque de Fermacell 10 mm), ou alternativement du placoplâtre fixé sur rail métallique, pour protéger l’isolant. Faire les bandes, puis peindre avec une peinture écologique (type KEIM). Il est également possible de poser un bardage bois, mais idéalement par dessus une plaque de plâtre pour assurer la tenue au feu.

Conseils de mise en œuvre en construction neuve ou en rénovation lourde

  1. Réaliser les caissons en ossature bois.
  2. Si l’on souhaite apporter la laine par l’extérieur, agrafer le frein vapeur, et assurez-vous de la continuité de l’étanchéité à l’air au niveau des jonctions avec les murs. L’étanchéité à l’air doit être soignée, avec l’utilisation de bandes adhésives dédiées (type TESCON VANA). Pincer la membrane avec des lattes (20 x 38 mm).
  3. Placer la laine manuellement par l’extérieur (laine idéalement décompactée et apportée par la souffleuse à laine de chanvre).
  4. Installer un écran de sous-toiture respirant côté extérieur.
  5. Latter, contre-latter et placer la couverture.
  6. Placer un parement de finition. En terme de tenue au feu, il est recommandé d’utiliser une plaque coupe feu (plaque de Fermacell 10 mm), ou alternativement du placoplâtre fixé sur rail métallique, pour protéger l’isolant. Faire les bandes, puis peindre avec une peinture écologique (type KEIM). Il est également possible de poser un bardage bois, mais idéalement par dessus une plaque de plâtre pour assurer la tenue au feu.

Remarque : la laine peut également être placée par l’intérieur.

 

Détails constructifs autour d’ouvrants

 

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Combles perdus

L’isolation de la toiture est la priorité n°1. En général il convient d’avoir 30 cm d’isolant performant sous toiture, 20 cm sur les murs, et 10 cm au sol.

Pour isoler les combles perdues, on utilise au choix de la laine de chanvre en vrac à une masse volumique de 35 kg/m3 ou de la chènevotte déversée en vrac à 100 kg/m3.

Comment choisir entre laine de chanvre et chènevotte

Ces deux matériaux locaux permettent d’isoler thermiquement pour un impact environnemental extrêmement faible tant pour leur fabrication que pour leur gestion en fin de vie, qui ne nécessite pas une filière organisée de recyclage.

 

Avantages de la laine de chanvre

  • Plus léger.
  • 60% moins chère.

Avantages de la chènevotte

  • 10% plus isolant.
  • Apporte plus d’inertie.

Conseil de mise en œuvre

  1. Retirer l’isolant existant, sauf s’il est en bon état et posé convenablement.
  2. Préparer le chantier en suivant les préconisations suivantes : les spots encastrés doivent être protégés, et un espace doit être ménagé entre l’isolant et ce spot (suivre les préconisations du vendeur de spot). Pour les conduits de cheminée ou de poêle, il faut prévoir une distance de 20 cm en générale entre le conduit et l’isolant, qui pourront être comblés avec de la laine de roche (la Norme NF DTU 24.1 précise la distance selon le conduit). Enfin, la majorité des incendie sont liés à un dysfonctionnement du réseau électrique. Il est donc essentiel d’éloigner autant que possible les installations électrique de l’isolant. Aucun boîtier électrique ne sera placé dans l’isolant. Les câbles électriques doivent être passés dans des gaines adaptées.
  3. Poser une membrane frein vapeur sur le plancher existant. Dans certains cas, le frein vapeur peut-être remplacé par un voile pare-poussière lorsque le plancher joue le rôle de frein vapeur et est étanche (plancher en torchis, plafond en plâtre…).
  4. Disposer l’isolant, en contrôlant la densité (connaissant la densité à appliquer, on place une certaine masse d’isolant dans un volume donné).
  5. Option : pour améliorer la performance thermique, on peut rajouter un pare-pluie sur l’isolant. De plus, cela évite les déplacements de matière en cas de combles soumises au vent.

 

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Plancher sur solives & combles aménagés

L’isolation des planchers intermédiaires est essentielle pour le confort acoustique, ainsi que pour permettre une gestion différenciée du chauffage dans différentes pièces.

Pour isoler un plancher intermédiaire sur solives, on utilise au choix de la laine de chanvre en vrac à une masse volumique de 35 kg/m3 ou de la chènevotte déversée en vrac à 100 kg/m3.

Comment choisir entre laine de chanvre et chènevotte ?

Ces deux matériaux locaux permettent d’isoler thermiquement pour un impact environnemental extrêmement faible tant pour leur fabrication que pour leur gestion en fin de vie : pas besoin de recyclage.

 

Avantages de la laine de chanvre

  • Plus léger.
  • 60% moins chère.

Avantages de la chènevotte

  • 10% plus isolant.
  • Apporte plus d’inertie.

Conseils de mise en œuvre sur sol existant

Le sol existant est posé sur un solivage, on intervient par au-dessus.

  1. Si le sol existant n’est pas parfaitement étanche, installer a minima un voile anti-poussière. Si l’une des pièces d’un des côtés du plancher ne sera pas chauffée, et que les matériaux existants ne font pas office de frein vapeur, alors la pose d’une écran frein vapeur est obligatoire, du côté chaud. Par exemple, si la pièce du haut est non-chauffée, on posera sous l’écran frein vapeur sous le solivage.
  2. Poser et mettre à niveau le solivage (entraxe de 40 cm conventionnellement).
  3. Placer l’isolant. Si c’est de la laine de chanvre, contrôler la masse volumique en incorporant une certaine masse d’isolant dans un certain volume à remplir. Si c’est de la chènevotte, déverser l’isolant.
  4. Fixer les plaques de panneau de particule de 22mm, puis installer votre plancher.

Conseils de mise en œuvre directement entre solivage (rénovation ou construction neuve)

En construction neuve, ou en rénovation lorsque l’on intervient par en-dessous, ou en rénovation lourde, il est possible d’incorporer de l’isolant directement entre le solivage.

  1. Option 1 : solution courante
  2. Option 2 : avec suspentes
  3. Option 3 : avec surépaisseur d’isolant au-dessus

Autres mises en œuvre

Lorsque le sol existant ne peut pas supporter la surcharge de poids lié à l’isolant et au plancher, alors il est possible de refabriquer une structure de plancher fixée sur les murs périphériques.

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Plancher sur solives & combles aménagés

L’isolation des planchers intermédiaires est essentielle pour le confort acoustique, ainsi que pour permettre une gestion différenciée du chauffage dans différentes pièces.

Pour isoler un plancher intermédiaire sur solives, on utilise au choix de la laine de chanvre en vrac à une masse volumique de 35 kg/m3 ou de la chènevotte déversée en vrac à 100 kg/m3.

Comment choisir entre laine de chanvre et chènevotte ?

Ces deux matériaux locaux permettent d’isoler thermiquement pour un impact environnemental extrêmement faible tant pour leur fabrication que pour leur gestion en fin de vie : pas besoin de recyclage.

 

Avantages de la laine de chanvre

  • Plus léger.
  • 60% moins chère.

Avantages de la chènevotte

  • 10% plus isolant.
  • Apporte plus d’inertie.

Conseils de mise en œuvre sur sol existant

Le sol existant est posé sur un solivage, on intervient par au-dessus.

  1. Si le sol existant n’est pas parfaitement étanche, installer a minima un voile anti-poussière. Si l’une des pièces d’un des côtés du plancher ne sera pas chauffée, et que les matériaux existants ne font pas office de frein vapeur, alors la pose d’une écran frein vapeur est obligatoire, du côté chaud. Par exemple, si la pièce du haut est non-chauffée, on posera sous l’écran frein vapeur sous le solivage.
  2. Poser et mettre à niveau le solivage (entraxe de 40 cm conventionnellement).
  3. Placer l’isolant. Si c’est de la laine de chanvre, contrôler la masse volumique en incorporant une certaine masse d’isolant dans un certain volume à remplir. Si c’est de la chènevotte, déverser l’isolant.
  4. Fixer les plaques de panneau de particule de 22mm, puis installer votre plancher.

Conseils de mise en œuvre directement entre solivage (rénovation ou construction neuve)

En construction neuve, ou en rénovation lorsque l’on intervient par en-dessous, ou en rénovation lourde, il est possible d’incorporer de l’isolant directement entre le solivage.

  1. Option 1 : solution courante
  2. Option 2 : avec suspentes
  3. Option 3 : avec surépaisseur d’isolant au-dessus

Autres mises en œuvre

Lorsque le sol existant ne peut pas supporter la surcharge de poids lié à l’isolant et au plancher, alors il est possible de refabriquer une structure de plancher fixée sur les murs périphériques.

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Plancher flottant

L’isolation des planchers intermédiaires est essentielle pour le confort acoustique, ainsi que pour permettre une gestion différenciée du chauffage dans différentes pièces.

Si l’on souhaite atteindre de très hautes performances d’isolation phonique et/ou que le sol existant n’est pas parfaitement plan, on peut opter pour la réalisation d’une dalle sèche flottante en chènevotte, recouverte d’une dalle en Fermacell de 2 x 10 cm d’épaisseur.

Cette solution est bien adaptée pour des chambres ou salle de jeux d’enfants, pour éviter la transmission des bruits d’impact aux étages inférieurs. C’est une solution économique (28 €/m2 hors main d’œuvre). La chènevotte est 4 à 8 fois moins onéreuse que d’autres matériaux de réagrage disponibles sur le marché.

Remarque : ce mode constructif a été validé sur 12 chantiers, mais reste expérimental. Des recherches sont en cours pour évaluer finement les performances à court et long terme, ainsi que pour affiner les préconisations de mise en œuvre. Ce mode constructif n’est pas préconisé si des éléments lourds doivent être stockés dans la pièce supérieure. Epaisseur minimum de chènevotte : 2 cm / Epaisseur maximum : 8 cm.

Une précaution : stockez l’isolant au sec avant sa mise en œuvre.

Conseils de mise en œuvre

  1. Installer a minima un voile anti-poussière. Si la pièce du haut est non-chauffée, on posera un écran frein vapeur à la place du voile anti-poussière. Faire remonter cet écran sur les murs périphériques, et assurer l’étanchéité avec un adhésif adapté (type TESCON VANA).
  2. Installer une bande résiliente en périphérie. On peut utiliser une fibre de bois haute-densité de 10 mm d’épaisseur ou du liège en plaque 20 mm redécoupé, ou de la laine de roche compressée Fermacell vendue directement en rouleau (coût identique pour ces trois solutions).
  3. Installer un laser pour déterminer le niveau fini de la chènevotte.
  4. Déverser la chènevotte en commençant par l’angle le plus éloigné de la porte d’entrée. Compacter la chènevotte avec un outil dont l’extrémité mesure ~ 10 cm x 10 cm (???), et rajouter de la chènevotte tant que le niveau voulu n’est pas atteint (contrôler en s’aidant du laser). La chènevotte est compactée sur une surface plus grande qu’une dalle Fermacell sol (50 cm x 100 cm). 
  5. Poser la première plaque de Fermacell et poursuivre, puis poser la seconde plaque de Fermacell, coller et visser les plaques entre-elles, en respectant le guide de pose de Fermacell disponible sur internet.

Plancher flottant

L’isolation des planchers intermédiaires est essentielle pour le confort acoustique, ainsi que pour permettre une gestion différenciée du chauffage dans différentes pièces.

Si l’on souhaite atteindre de très hautes performances d’isolation phonique et/ou que le sol existant n’est pas parfaitement plan, on peut opter pour la réalisation d’une dalle sèche flottante en chènevotte, recouverte d’une dalle en Fermacell de 2 x 10 cm d’épaisseur.

Cette solution est bien adaptée pour des chambres ou salle de jeux d’enfants, pour éviter la transmission des bruits d’impact aux étages inférieurs. C’est une solution économique (28 €/m2 hors main d’œuvre). La chènevotte est 4 à 8 fois moins onéreuse que d’autres matériaux de réagrage disponibles sur le marché.

Remarque : ce mode constructif a été validé sur 12 chantiers, mais reste expérimental. Des recherches sont en cours pour évaluer finement les performances à court et long terme, ainsi que pour affiner les préconisations de mise en œuvre. Ce mode constructif n’est pas préconisé si des éléments lourds doivent être stockés dans la pièce supérieure. Epaisseur minimum de chènevotte : 2 cm / Epaisseur maximum : 8 cm.

Une précaution : stockez l’isolant au sec avant sa mise en œuvre.

Conseils de mise en œuvre

  1. Installer a minima un voile anti-poussière. Si la pièce du haut est non-chauffée, on posera un écran frein vapeur à la place du voile anti-poussière. Faire remonter cet écran sur les murs périphériques, et assurer l’étanchéité avec un adhésif adapté (type TESCON VANA).
  2. Installer une bande résiliente en périphérie. On peut utiliser une fibre de bois haute-densité de 10 mm d’épaisseur ou du liège en plaque 20 mm redécoupé, ou de la laine de roche compressée Fermacell vendue directement en rouleau (coût identique pour ces trois solutions).
  3. Installer un laser pour déterminer le niveau fini de la chènevotte.
  4. Déverser la chènevotte en commençant par l’angle le plus éloigné de la porte d’entrée. Compacter la chènevotte avec un outil dont l’extrémité mesure ~ 10 cm x 10 cm (???), et rajouter de la chènevotte tant que le niveau voulu n’est pas atteint (contrôler en s’aidant du laser). La chènevotte est compactée sur une surface plus grande qu’une dalle Fermacell sol (50 cm x 100 cm). 
  5. Poser la première plaque de Fermacell et poursuivre, puis poser la seconde plaque de Fermacell, coller et visser les plaques entre-elles, en respectant le guide de pose de Fermacell disponible sur internet.

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Dalle de sol au RDC

Eco-Pertica ne recommande pas l’utilisation de végétal pour les dalles de sol, notamment les dalle chaux-chanvre, du fait des difficultés de séchage et des risques liés à l’humidité. D’autres solutions sont possibles avec des granulats minéraux. Néanmoins, dans certains cas, la réalisation de dalle chaux-chanvre ne pose pas de problèmes particuliers (environnement sain et peu humide, construction sur vide sanitaire ou sur hérisson bien ventilé).

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Isolation par l’intérieur

Une fois la toiture isolée, l’isolation des parois verticales devient la priorité. L’isolation peut alors être apportée par l’intérieur ou par l’extérieur (voir le comparatif).

Pour isoler des parois verticales par l’INTERIEUR, on utilise de la laine de chanvre en vrac à une masse volumique de 50 kg/m3 ou du terre-chanvre.Le chaux-chanvre est abordé en bas de page.

Comment choisir entre laine de chanvre et terre-chanvre ?

Ces deux matériaux locaux permettent d’isoler thermiquement pour un impact environnemental extrêmement faible tant pour leur fabrication que pour leur gestion en fin de vie : pas besoin de recyclage.

 

Avantages de la laine de chanvre

  • 2 fois plus isolant.
  • Mise en œuvre sec.
  • 100% chanvre, sans liant polyester ou autre matière pétrosourcée présent dans la quasi totalité des isolants en rouleaux.
  • bonne performances acoustiques.
  • Finition par parements de type Fermacell, bardage bois…

Avantages du terre-chanvre

  • Continuité capillaire dans la paroi et forte capacité de régulation hygrothermique.
  • Apport d’inertie.
  • Permet des finitions enduites (terre, chaux-sable) ainsi que l’utilisation de parements de finition (Fermacell, bardage bois).
  • Performances acoustiques paramétrables (absorption, transmission).
  • Utilisable même en faible épaisseurs : épaisseur mini = 2 cm.
  • Pas d’utilisation de plastique (membranes techniques, scotchs…).
  • Tous les avantages de la terre-crue : réparable à l’infini.

Conseils de mise en œuvre de la laine de chanvre

  1. S’assurer que la paroi existante soit bien ouverte à la vapeur d’eau, en piquetant les éventuels enduits extérieurs s’ils sont hydrophobes, ainsi que les parements côtés intérieurs jusqu’à atteindre la brique ou la pierre.
  2. Installer une ossature bois en section 45 x 95 cm ou éventuellement en demi-solivette (32 x 86 cm), avec une entraxe de 50 cm. Une à deux entretoises sont utilisées pour une hauteur sous plafond de 2,2 m. L’ossature est déportée du mur au minimum de 3 cm, pour éviter les ponts thermiques. Pour rigidifier l’ossature, celle-ci peut-être tamponnée en quelques points contre le mur existant (attention, ces points de contact sont des ponts thermiques, utiliser du bois plutôt que des pièces métalliques). La lisse basse et haute seront fixés au sol et au plafond.
  3. Installer un filet de chantier permettant de passer la main en l’agraphant sur l’ossature, bien tendu. De manière plus écologique, on pourra utiliser une corde en sisal fixée en diagonale, mais la mise en œuvre est plus longue.
  4. Souffler la laine de chanvre dans les caissons en utilisant une souffleuse à laine de chanvre pour décompacter la laine. La masse volumique est contrôlée en mesurant le volume des caissons, et en contrôlant le nombre de bottes de laine de chanvre utilisées.
  5. Agrafer un frein vapeur sur l’ossature. Le pincer avec des lattes (20 x 38 mm). en ménageant des espacements en pied de mur pour faire passer vos réseaux.
  6. Installer vos réseaux.
  7. Installer le parement de finition, typiquement des plaques de plâtre type Fermacell.

Conseil de mise en œuvre du terre-chanvre par projection

Le terre-chanvre projeté peut-être utilisé soit en flocage sur de faibles épaisseurs (6-8 cm) sans ossature bois, soit en remplissage d’une ossature bois pour de plus fortes épaisseurs (12 – 30 cm).

Configuration 1  : épaisseur de 6 à 8 cm

  1. S’assurer que la paroi existante soit bien ouverte à la vapeur d’eau, en piquetant les éventuels enduits extérieurs s’ils sont hydrophobes, ainsi que les parements côtés intérieurs jusqu’à atteindre la brique ou la pierre. Si le murs nécessite des reprises de maçonnerie, il faut les reprendre en amont car le terre-chanvre n’aura pas de rôle structurel de reprise de charges. Les pièces de bois devront être recouverte de canisse pour assurer une bonne accroche.
  2. Faire passer les réseaux d’eau et d’électricité qui seront noyés dans l’isolant, et les fixer solidement sur le mur. Les prise électriques seront posées sur les support incombustibles type carreau de plâtre. Les réseau d’eau et de chauffage peuvent également être placé en apparent après la pose de l’isolant.
  3. Préparer les jonctions avec les autres parties isolées, pour assurer l’étanchéité à l’air, avec des trames dédiées qui seront noyées dans le terre-chanvre.
  4. Si des éléments lourds doivent être accrochés dans les murs (meubles de cuisine…), prévoir en amont des pièces de bois pour fixation.
  5. Installer des coffrages en bois, qui seront noyés ou non, au niveau des ouvertures et linteaux. Si de grandes surfaces doivent être enduites sans repères visuels (ouvertures…), des guides pourront être placés pour faciliter la réalisation d’un support plan.
  6. Le support est mouillé pour assurer une bonne accroche et cohésion avec le matériau terre (cf règles professionnels enduits terre). Le mélange est projeté en 2 passes de 3-4 cm généralement. La deuxième passe peut-être réalisée rapidement après la première (dépend du séchage mais typiquement 12h après). Il est possible d’obtenir ponctuellement des épaisseurs supérieures à 6-8 cm par endroit, notamment si le support existant présente un défaut d’aplomb.
  7. Une fois l’épaisseur voulue atteinte, la planéité peut-être améliorée en tassant légèrement le matériau à la taloche plastique (attention aux risque de décrochement lorsque l’on travaille à frais), ou plus recommandé, en grattant le surplus de matière à la règle aluminium après un léger séchage (typiquement 24 à 48h après la projection de la dernière passe).
  8. Une fois la planéité obtenue, une fine couche de barbotine est appliquée sur le mélange pour durcir la surface Le mur peut-être laissé tel-quel, notamment si de hautes performances d’absorption acoustique sont désirées, mais l’application d’un enduit renforce la résistance à l’abrasion.

Configuration 2  : épaisseur de 12 à 30 cm

  1. S’assurer que la paroi existante soit bien ouverte à la vapeur d’eau, en piquetant les éventuels enduits extérieurs s’ils sont hydrophobes, ainsi que les parements côtés intérieurs jusqu’à atteindre la brique ou la pierre. Si le murs nécessite des reprises de maçonnerie, il faut les reprendre en amont car le terre-chanvre n’aura pas de rôle structurel de reprise de charges.
  2. Faire passer les réseaux d’eau et d’électricité qui seront noyés dans l’isolant, et les fixer solidement sur le mur ou à l’ossature. Les prise électriques seront posées sur les support incombustibles type carreau de plâtre. Les réseau d’eau et de chauffage peuvent également être placé en apparent après la pose de l’isolant.
  3. Préparer les jonctions avec les autres parties isolées, pour assurer l’étanchéité à l’air, avec des trames dédiées qui seront noyées dans le terre-chanvre.
  4. Installer une ossature bois en section 45 x 95 cm. L’entraxe est fixée selon les choix de parement de finition entre 50 et 80 cm. L’ossature est déportée du mur au minimum de 3 cm, pour éviter les ponts thermiques. La lisse basse et haute seront fixés au sol et au plafond. Un lattis constitué de lattes 20 x 38 mm idéalement est fixé soit devant l’ossature (plus rapide), soit dans les montants de l’ossature (si le parement de finition le nécessite), espacé de 15 à 18 cm.
  5. Le support est mouillé pour assurer une bonne accroche et cohésion avec le matériau terre (cf règles professionnels enduits terre). Le mélange est projeté en une passe en remplissant l’ossature de bas en haut. La projection peut soit s’arrêter au nu de l’ossature bois, soit au nu du lattis s’il est placé sur l’ossature bois, soit le lattis peut-être enrobé (idéalement de 2 cm minimum).
  6. Une fois l’épaisseur voulue atteinte, la planéité peut-être obtenue en tassant légèrement le matériau à la taloche plastique (attention aux risque de décrochement lorsque l’on travaille à frais), ou en grattant le surplus de matière à la règle aluminium après un léger séchage (quelques heures après la dernière passe).
  7. Une fois la planéité obtenue, une fine couche de barbotine est appliquée sur le mélange pour durcir la surface Le mur peut-être laissé tel-quel, notamment si de hautes performances d’absorption acoustique sont désirées, mais l’application d’un enduit renforce la résistance à l’abrasion.

Conseil de mise en œuvre du terre-chanvre par banchage manuel

La projection terre-chanvre permet d’obtenir un mélange plus aéré que par le banchage, accélère le séchage et réduit significativement la durée de mise en œuvre. Mais le banchage manuel peut être une bonne solution en cas de surface trop faibles pour justifier un chantier de projection.

Suivre les préconisations ci-dessus pour le terre-chanvre projeté pour des épaisseur de 12 cm et plus jusqu’au point 5. Des banches sont positionnées sur l’ossature bois, typiquement d’une 20 cm de large. Ces banches peuvent êtres positionnées sur cales si l’on souhaite noyer l’ossature. Puis le terre-chanvre est placé dans les banches. Une fois que la première banche est pleine, la seconde banche est installée puis remplie, ainsi que la troisième. La première banche est alors retirée, puis utilisée comme quatrième banche, etc.

Conseil de mise en œuvre du chaux-chanvre par banchage manuel

Eco-Pertica préconise d’utiliser du terre-chanvre plutôt que du chaux-chanvre car cela permet d’atteindre des performances thermiques similaires pour un impact environnemental très réduit (la terre-crue n’a pas besoin de cuisson, à l’inverse de la chaux).

Le chaux-chanvre peut se mettre en œuvre par banchage tel qu’indiqué ci-dessus pour le chaux-chanvre. Nos préconisations de mélange :

  • De 35l à 40l d’eau (à corriger sur le moment, de manière à ce que le mélange ne soit pas trop liquide sinon la chaux descend et les brins en surface n’ont plus assez de liant.
  • 1 sac de 35 kg de chaux NHL 2 ou NHL 3,5 (voir la discussion sur l’effet du type de chaux sur la prise).
  • 200L de chènevotte standard ou grossière
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Isolation par l’extérieur

Une fois la toiture isolée, l’isolation des parois verticales devient la priorité. L’isolation peut alors être apportée par l’intérieur ou par l’extérieur (voir le comparatif). Que ce soit en isolant par l’intérieur ou l’extérieur, il existe des aides financières : prêt à taux zéro, crédit d’impôts, subventions…

Pour isoler des parois verticales par l’EXTERIEUR, on utilise de la laine de chanvre en vrac à une masse volumique de 50 kg/m3 ou du terre-chanvre.

Comment choisir entre laine de chanvre et terre-chanvre ?

Ces deux matériaux locaux permettent d’isoler thermiquement pour un impact environnemental extrêmement faible tant pour leur fabrication que pour leur gestion en fin de vie : pas besoin de recyclage.

 

Avantages de la laine de chanvre

  • 2 fois plus isolant
  • Mise en œuvre sec.
  • 100% chanvre, sans liant polyester ou autre matière pétrosourcée présent dans la quasi totalité des isolants en rouleaux.
  • Bonnes performances acoustiques.
  • Finition par parements de type bardage bois…

Avantages du terre-chanvre

  • Continuité capillaire dans la paroi et forte capacité de régulation hygrothermique.
  • Apport d’inertie.
  • Permet des finitions enduites (terre, chaux-sable) ainsi que la pose de bardage bois.
  • Bonnes performances acoustiques.
  • Utilisable même en faible épaisseurs : épaisseur mini = 2 cm, ce qui peut parfois éviter d’allonger le débord de toiture.
  • Pas d’utilisation de plastique (membranes techniques, scotchs…).
  • Tous les avantages de la terre-crue : réparable à l’infini.

Conseils de mise en œuvre de la laine de chanvre

Ces préconisations générales sont valables pour des habitations individuelles R+1. Nous proposons des prestations de conseils pour adapter et préciser ces préconisations selon votre projet, ou pour d’autre type de bâtiment (ERP, immeuble…).

  1. Étendre le débord de toiture si besoin afin de couvrir l’épaisseur d’isolant qui sera apporté.
  2. S’assurer que la paroi existante soit bien ouverte à la vapeur d’eau, en piquetant les éventuels enduits extérieurs et intérieur s’ils sont hydrophobes. Si les surfaces à piqueter sont grandes et que le mur ne présente pas de pathologies liées à l’humidité, il est généralement possible de ne piqueter le mur existant qu’en pied de mur et sur une hauteur d’1m50 environ côté intérieur et extérieur.
  3. Les 30 cm inférieurs du soubassement sont considérés comme des zones exposées aux projections d’eau, il faut donc respecter une garde au sol. Ces zones doivent être isolées avec des panneaux imputrescibles pour soubassement (en liège par exemple). Cette garde au sol peut être de 15 cm seulement lorsque les fondations sont peu exposée à l’humidité, par exemple grâce à un drain de cailloux (30 cm ou plus) ou un revêtement perméable (caillebotis).
  4. Installer des fixations sur le support, des équerres métalliques prise dans le support. Respecter les préconisations de pose du fournisseur d’équerre (80 à 130 cm d’entraxe en général, situées en quinconce).
  5. Installer l’ossature bois qui portera l’isolant en bois de section 45 x 95 ou 45 x 145 mm avec une entraxe entre montant verticaux de 40 à 60 cm (selon les préconisations d’entraxe du bardage). Ces chevrons doivent être de qualité conforme à la construction d’ossature bois. On pourra ménager un espace entre l’ossature et le mur existant pour remplir cet espace d’isolant et ainsi limiter les ponts thermiques.
  6. Installer un filet de chantier permettant de passer la main en l’agrafant sur l’ossature, bien tendu. De manière plus écologique, on pourra utiliser une corde en sisal fixée en diagonale, mais la mise en œuvre est plus longue.
  7. Placer la laine de chanvre dans les caissons en utilisant une souffleuse à laine de chanvre (pour décompacter la laine). La masse volumique est contrôlée en mesurant le volume des caissons, et en contrôlant le nombre de bottes de laine de chanvre utilisées.
  8. Agrafer un pare-pluie respirant sur l’ossature. Si l’ossature bois a été plaqué sur le mur, on pourra envisager la pose d’une fibre de bois pare-pluie, plus onéreuse, mais permettant de couper les ponts thermiques.
  9. Il convient de ménager un espace de 25 mm entre le pare-pluie et le bardage. Pincer le pare-pluie avec des lattes verticales de 25 cm d’épaisseur. Installer une grille anti-rongeurs en pied de mur.
  10. Fixer le bardage horizontal.

Remarque : un soin particulier doit être porté à la gestion des ouvertures, menuiseries et ventilations.

Conseil de mise en œuvre du terre-chanvre par projection

Configuration 1  : épaisseur de 6 à 8 cm

  1. Étendre le débord de toiture si besoin afin de couvrir l’épaisseur d’isolant qui sera apporté. La terre-crue peut-être utilisée en extérieur sous réserve d’avoir « un bon chapeau et de bonnes bottes ».
  2. S’assurer que la paroi existante soit bien ouverte à la vapeur d’eau, en piquetant les éventuels enduits extérieurs s’ils sont hydrophobes, ainsi que les parements côtés intérieurs jusqu’à atteindre la brique ou la pierre. Si le murs nécessite des reprises de maçonnerie, il faut les reprendre en amont car le terre-chanvre n’aura pas de rôle structurel de reprise de charges. Les pièces de bois devront être recouverte de canisse pour assurer une bonne accroche.
  3. Les 30 cm inférieurs du soubassement sont considérés comme des zones exposées aux projections d’eau, il faut donc respecter une garde au sol. Ces zones doivent être isolées avec des panneaux imputrescibles pour soubassement (en liège par exemple).
  4. Le support est mouillé pour assurer une bonne accroche et cohésion avec le matériau terre (cf règles professionnels enduits terre). Le mélange est projeté en 2 passes de 3-4 cm généralement. La deuxième passe peut-être réalisée rapidement après la première (dépend du séchage mais typiquement 12h après). Il est possible d’obtenir ponctuellement des épaisseurs supérieures à 6-8 cm par endroit, notamment si le support existant présente un défaut d’aplomb.
  5. Une fois l’épaisseur voulue atteinte, la planéité peut-être améliorée en tassant légèrement le matériau à la taloche plastique (attention aux risque de décrochement lorsque l’on travaille à frais), ou plus recommandé, en grattant le surplus de matière à la règle aluminium après un léger séchage (typiquement 24 à 48h après la projection de la dernière passe).
  6. Une fois la planéité obtenue, une fine couche de barbotine est appliquée sur le mélange pour durcir la surface. Le mur doit être recouvert avec un enduit résistant au précipitations et respirant, typiquement un enduit chaux-sable. 

Configuration 2  : épaisseurs supérieures à 12 cm

  1. Étendre le débord de toiture si besoin afin de couvrir l’épaisseur d’isolant qui sera apporté. La terre-crue peut-être utilisée en extérieur sous réserve d’avoir « un bon chapeau et de bonnes bottes ».
  2. S’assurer que la paroi existante soit bien ouverte à la vapeur d’eau, en piquetant les éventuels enduits extérieurs et intérieur s’ils sont hydrophobes. Si les surfaces à piqueter sont grandes et que le mur ne présente pas de pathologies liées à l’humidité, il est généralement possible de ne piqueter le mur existant qu’en pied de mur et sur une hauteur d’1m50 environ côté intérieur et extérieur.
  3. Les 30 cm inférieurs du soubassement sont considérés comme des zones exposées aux projections d’eau, il faut donc respecter une garde au sol. Ces zones doivent être isolées avec des panneaux imputrescibles pour soubassement (en liège par exemple). Cette garde au sol peut être de 15 cm seulement lorsque les fondations sont peu exposée à l’humidité, par exemple grâce à un drain de cailloux (30 cm ou plus) ou un revêtement perméable (caillebotis).
  4. Installer l’ossature bois qui portera l’isolant en bois de section 45 x 95 ou 45 x 145 mm. On pourra ménager un espace entre l’ossature et le mur existant pour remplir cet espace d’isolant et ainsi limiter les ponts thermiques. Placer un lattis bois de (18 x 38 mm) espacé de 18 cm en hauteur.
  5. Le support est mouillé pour assurer une bonne accroche et cohésion avec le matériau terre (cf règles professionnels enduits terre). Le mélange est projeté en une passe en remplissant l’ossature de bas en haut. La projection peut soit s’arrêter au nu de l’ossature bois (structure type torchis), soit le lattis peut-être enrobé (2 cm minimum).
  6. Une fois l’épaisseur voulue atteinte, la planéité peut-être améliorée en tassant légèrement le matériau à la taloche plastique (attention aux risque de décrochement lorsque l’on travaille à frais), ou plus recommandé, en grattant le surplus de matière à la règle aluminium après un léger séchage (typiquement 24 à 48h après la projection de la dernière passe).
  7. Une fois la planéité obtenue, une fine couche de barbotine est appliquée sur le mélange pour durcir la surface. Le mur doit être recouvert avec un enduit résistant au précipitations et respirant, typiquement un enduit chaux-sable. 

 

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Isolation répartie

Lorsque l’on construit sa maison en ossature bois (MOB), les murs peuvent être isolés thermiquement et phoniquement avec de la laine de chanvre ou  en utilisant du terre-chanvre projeté.

Comment choisir entre laine de chanvre et terre-chanvre ?

Ces deux matériaux locaux permettent d’isoler thermiquement pour un impact environnemental extrêmement faible tant pour leur fabrication que pour leur gestion en fin de vie : pas besoin de recyclage.

Avantages de la laine de chanvre

  • 2 fois plus isolant.
  • Mise en œuvre sec.
  • 100% chanvre, sans liant polyester ou autre matière pétrosourcée présent dans la quasi totalité des isolants en rouleaux.
  • bonne performances acoustiques.
  • Finition par parements de type Fermacell, bardage bois…

Avantages du terre-chanvre

  • Continuité capillaire dans la paroi et forte capacité de régulation hygrothermique.
  • Apport d’inertie.
  • Permet des finitions enduites (terre, chaux-sable) ainsi que l’utilisation de parements de finition (Fermacell, bardage bois).
  • bonne performances acoustiques
  • Pas d’utilisation de plastique (membranes techniques, scotchs…).
  • Tous les avantages de la terre-crue : réparable à l’infini.

Mise en œuvre de la laine de chanvre pour isoler les parois d’une MOB

On appliquera 15 cm d’isolant pour atteindre les exigences de la RT 2012 en neuf (4W/m2.K) ou 20 cm pour atteindre les objectif du BEPOS 2020. Plusieurs variantes de cette mise en œuvre sont possibles, ajustables selon les besoins du chantier.

  1. Concevoir l’ossature bois en 45 x 145 cm, avec une entraxe de 50 cm
  2. Fixer une fibre de bois rigide pare-pluie côté extérieur. L’épaisseur est fonction de la résistance thermique requise, sachant qu’il y aura 145 mm de laine de chanvre.
  3. Latter par dessus la fibre de bois, pour recevoir le bardage.
  4. Côté intérieur, installer un filet de chantier permettant de passer la main en l’agraphant sur l’ossature, bien tendu. De manière plus écologique, on pourra utiliser une corde en sisal fixée en diagonale, mais la mise en œuvre est plus longue.
  5. Souffler la laine de chanvre dans les caissons en utilisant une souffleuse à laine de chanvre pour décompacter la laine. La masse volumique est contrôlée en mesurant le volume des caissons, et en contrôlant le nombre de bottes de laine de chanvre utilisées.
  6. Agrafer un frein vapeur sur l’ossature. Le pincer avec des lattes (20 x 38 mm). en ménageant des espacements en pied de mur pour faire passer vos réseaux.
  7. Installer vos réseaux.
  8. Installer le parement de finition, typiquement des plaques de plâtre type Fermacell.

Mise en œuvre du terre-chanvre pour isoler les parois d’une MOB

On appliquera 32 cm d’isolant pour atteindre les exigences de la RT 2012 en neuf (4W/m2.K) ou 40 cm pour atteindre les objectif du BEPOS 2020. Plusieurs variantes de cette mise en œuvre sont possibles, ajustables selon les besoins du chantier.

  1. Concevoir l’ossature bois pour qu’elle puisse recevoir l’épaisseur d’isolant voulue, avec une entraxe de 50 cm.
  2. Fixé un fond de caisson à l’intérieur pour pouvoir projeter depuis l’extérieur. Au choix un parement Fermacell ou une canisse si l’on souhaite une finition enduite.
  3. De l’autre côté, installer un lattis horizontal (18 x 38 mm) espacé de 18 cm, dans l’ossature si l’on souhaite ensuite posé un parement (bardage bois, Fermacell), ou directement sur l’ossature si l’on souhaite une finition de type enduit terre.
  4. Projeter le terre-chanvre en remplissant l’ossature en 1 passe. Si l’on a fixé une canisse côté intérieur, projeté 2 cm de terre-chanvre sur le canisse.
  5. Une fois l’épaisseur voulue atteinte, la planéité peut-être améliorée en tassant légèrement le matériau à la taloche plastique (attention aux risque de décrochement lorsque l’on travaille à frais), ou plus recommandé, en grattant le surplus de matière à la règle aluminium après un léger séchage (typiquement 24 à 48h après la projection de la dernière passe).
  6. Une fois la planéité obtenue, une fine couche de barbotine est appliquée sur le mélange pour durcir la surface Le mur peut-être laissé tel-quel, notamment si de hautes performances d’absorption acoustique sont désirées, mais l’application d’un enduit renforce la résistance à l’abrasion.

Remarque : le terre-chanvre projeté est une bonne solution pour éviter les ponts thermiques, à conditions que la conception n’inclus pas de bois d’ossature traversant.

 

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Cloison distributive

Les cloisons intérieurs sont des éléments important pour le confort des occupants. De nombreuses solutions sont possibles selon que l’on recherche des propriétés d’isolation thermique, des propriétés d’isolation phonique ou de correction acoustique, ou encore l’apport d’inertie thermique.

Pour des cloisons a bonnes performances thermiques et phonique, on peut utiliser de la laine de chanvre à une masse volumique de 50 kg/m3 ou du terre-chanvre.
Pour des parois à forte absorption acoustique, on utilisera du terre-chanvre avec une finition adaptée.
Pour des cloisons à inertie thermique :

  • moyenne, on pourra utiliser de la laine de chanvre,
  • forte, on utilisera du terre-chanvre,
  • très forte, on s’orientera vers des technique de construction en terre-crue (Brique de Terre Compressée, torchis, bauge…)

Mise en œuvre de cloisons en laine de chanvre sans vide technique

C’est le système de cloison le moins épais : 115 mm.

  1. Installer une ossature bois en 45 x 95 mm, entraxe de 50 cm et une à deux entretoises pour une hauteur sous plafond de 2,2 à 2,5 m.
  2. D’un des côtés, visser des plaques de parement Fermacell de 10 mm d’épaisseur. 
  3. De l’autre côté, fixer sur l’ossature un filet qui permet de laisser passer la main sur l’ossature bois pour maintenir la laine de chanvre. Un filet orange de chantier typiquement. Alternativement, une corde en sisal peut-être utilisée.
  4. Souffler l’isolant dans le filet (avec la souffleuse à laine de chanvre), et tasser manuellement. Contrôler qu’une densité de 50 kg/m3 est atteinte en mesurant le volume des caissons, pour savoir quelle masse d’isolant utiliser.
  5. Fermer la plaque de Fermacell de l’autre côté.

option : pour les performances acoustiques et thermique, il convient d’avoir une excellente étanchéité à l’air. Elle peut être plus facilement garantie avec la pose de membrane pare-pluie entre deux espaces chauffée, ou frein vapeur (côté chaud) et pare-pluie (côté froid) en cas d’isolation entre une pièce chaude et une pièce froide.

Mise en œuvre de cloisons en laine de chanvre avec vide technique

  1. Installer une ossature bois en 45 x 95 mm, entraxe de 50 cm et une à deux entretoises pour une hauteur sous plafond de 2,2 à 2,5 m.
  2. D’un des côtés, agrapher un pare pluie (ou frein vapeur voir l’option discuté ci-dessus), puis pincer le pare-pluie avec des lattes verticale. L’épaisseur de la latte permettra de faire passer les réseaux. Visser des plaques de parement Fermacell de 10 mm d’épaisseur. 
  3. De l’autre côté, fixer sur l’ossature un filet qui permet de laisser passer la main sur l’ossature bois pour maintenir la laine de chanvre. Un filet orange de chantier typiquement. Alternativement, une corde en sisal peut-être utilisée.
  4. Souffler l’isolant dans le filet (avec la souffleuse à laine de chanvre), et tasser manuellement. Contrôler qu’une densité de 50 kg/m3 est atteinte en mesurant le volume des caissons, pour savoir quelle masse d’isolant utiliser.
  5. Si des réseaux doivent également passer de l’autre côté, répéter l’opération (pare-pluie, latte, Fermacell), ou fermer directement la paroi avec une plaque de Fermacell.

Option : on peut remplacer le Fermacell par des plaques de plâtre type BA13, mais il faut alors poser des rails métalliques, ce qui nuit à la performance environnementale de la cloison.

Mise en œuvre de cloisons en terre-chanvre

  1. Installer une ossature bois en 45 x 95 mm, entraxe de 60 cm et une à deux entretoises pour une hauteur sous plafond de 2,2 à 2,5 m.
  2. D’un des côtés, agrafer une canisse. Elle pourra être rigidifiée au dos par des lattes fixées temporairement.
  3. De l’autre côté, installer un lattis horizontal (18 x 38 mm) espacé de 18 cm, dans l’ossature si l’on souhaite ensuite posé un parement (bardage bois, Fermacell), ou directement sur l’ossature si l’on souhaite une finition de type enduit terre.
  4. Projeter le terre-chanvre en remplissant l’ossature en 1 passe.
  5. Retirer les lattes de l’autre côté, et projeté 2 cm de terre-chanvre sur le canisse.
  6. Une fois l’épaisseur voulue atteinte, la planéité peut-être améliorée en tassant légèrement le matériau à la taloche plastique (attention aux risque de décrochement lorsque l’on travaille à frais), ou plus recommandé, en grattant le surplus de matière à la règle aluminium après un léger séchage (typiquement 24 à 48h après la projection de la dernière passe).
  7. Une fois la planéité obtenue, une fine couche de barbotine est appliquée sur le mélange pour durcir la surface Le mur peut-être laissé tel-quel, notamment si de hautes performances d’absorption acoustique sont désirées, mais l’application d’un enduit renforce la résistance à l’abrasion.

 

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Correction thermique

La pratique de la correction thermique s’est développée avec l’arrivée du chaux-chanvre dans les année 1990. Elle consiste à appliquer un enduit allégé par des granulats sur les maçonneries intérieures de l’enveloppe du bâtiment. Ils sont généralement appliqué en 3 à 6 cm d’épaisseur.

On gagne ainsi un facteur 1,5 à 2 sur la masse volumique qui atteint 800 – 900 kg/m3, contre 1400 à 1800 kg/m3 pour les enduits chaux-sable et 1500 à 2000 kg/m3 pour les enduits terre. A ces fortes masse volumiques, la conductivité thermique évolue linéairement avec la masse volumique, un enduit correcteur thermique permet donc d’atteindre une conductivité thermique de ~ 0,2 W/m.K contre 0,3 à 0,4 W/m.K pour les enduits. Cela reste néanmoins trois à cinq fois moins performant thermiquement que le terre-chanvre projeté ou les isolants secs.

Quel est l’intérêt de la correction thermique?

  • Chantier simple et rapide pour une pièce.
  • Rénovation du mur existant et amélioration de l’étanchéité à l’air.
  • Permet de diminuer la sensation de paroi froide du mur en réduisant l’effusivité en surface. Cela permet de réchauffer plus vite la pièce.

Par contre, la correction thermique offre un niveau d’isolation insuffisant pour une pièce chauffée en permanence,. On pourra alors s’orienter vers du terre-chanvre projeté.

Mise en œuvre d’une correction thermique/h2>
Un enduit correcteur thermique peut être réalisé à base de chaux ou à base de terre. L’utilisation de terre-crue est bien plus écologique.

  1. S’assurer que la paroi existante soit bien ouverte à la vapeur d’eau, en piquetant les éventuels enduits extérieurs s’ils sont hydrophobes, ainsi que les parements côtés intérieurs jusqu’à atteindre la brique ou la pierre. Installer des canisses sur les pièces de bois pour améliorer l’accroche.
  2. Si la surface est trop lisse, il sera nécessaire de projeter un gobetis (enduit d’accroche fortement chargé en liant – 1 kilogramme de chaux pour 2 litres de sable) qui doit être fin et rugueux.
  3. Humidifier le support.
  4. Réaliser vos mélanges, puis appliquer l’enduit en passes de 2 à 3 cm, en laissant sécher quelques jours entre les deux passes.
  5. Apporter la finition directement en travaillant l’enduit correcteur thermique, ou appliquer un enduit de finition.

Les mélanges :

  • Terre : les dosages dépendent de la terre
  • Chaux :
    • 33 à 34 L d’eau (à corriger sur le moment)
    • 1 sac de 25 kg de chaux NHL 2  ou chaux aérienne CL90
    • 5L soit 1/2 seau de sable lavé 0/2 (on peut aussi choisir un sable non lavé dont la terre sert de liant et apporte sa couleur) pour faciliter le lissage si l’on veut cette finition.
    • 60L de chènevotte standard ou 50 à 55l de chènevotte fine