Isolation par l’extérieur

Une fois la toiture isolée, l’isolation des parois verticales devient la priorité. L’isolation peut alors être apportée par l’intérieur ou par l’extérieur (voir le comparatif). Que ce soit en isolant par l’intérieur ou l’extérieur, il existe des aides financières : prêt à taux zéro, crédit d’impôts, subventions…

Pour isoler des parois verticales par l’EXTERIEUR, on utilise de la laine de chanvre en vrac à une masse volumique de 50 kg/m3 ou du terre-chanvre.

Comment choisir entre laine de chanvre et terre-chanvre ?

Ces deux matériaux locaux permettent d’isoler thermiquement pour un impact environnemental extrêmement faible tant pour leur fabrication que pour leur gestion en fin de vie : pas besoin de recyclage.

 

Avantages de la laine de chanvre

  • 2 fois plus isolant
  • Mise en œuvre sec.
  • 100% chanvre, sans liant polyester ou autre matière pétrosourcée présent dans la quasi totalité des isolants en rouleaux.
  • Bonnes performances acoustiques.
  • Finition par parements de type bardage bois…

Avantages du terre-chanvre

  • Continuité capillaire dans la paroi et forte capacité de régulation hygrothermique.
  • Apport d’inertie.
  • Permet des finitions enduites (terre, chaux-sable) ainsi que la pose de bardage bois.
  • Bonnes performances acoustiques.
  • Utilisable même en faible épaisseurs : épaisseur mini = 2 cm, ce qui peut parfois éviter d’allonger le débord de toiture.
  • Pas d’utilisation de plastique (membranes techniques, scotchs…).
  • Tous les avantages de la terre-crue : réparable à l’infini.

Conseils de mise en œuvre de la laine de chanvre

Ces préconisations générales sont valables pour des habitations individuelles R+1. Nous proposons des prestations de conseils pour adapter et préciser ces préconisations selon votre projet, ou pour d’autre type de bâtiment (ERP, immeuble…).

  1. Étendre le débord de toiture si besoin afin de couvrir l’épaisseur d’isolant qui sera apporté.
  2. S’assurer que la paroi existante soit bien ouverte à la vapeur d’eau, en piquetant les éventuels enduits extérieurs et intérieur s’ils sont hydrophobes. Si les surfaces à piqueter sont grandes et que le mur ne présente pas de pathologies liées à l’humidité, il est généralement possible de ne piqueter le mur existant qu’en pied de mur et sur une hauteur d’1m50 environ côté intérieur et extérieur.
  3. Les 30 cm inférieurs du soubassement sont considérés comme des zones exposées aux projections d’eau, il faut donc respecter une garde au sol. Ces zones doivent être isolées avec des panneaux imputrescibles pour soubassement (en liège par exemple). Cette garde au sol peut être de 15 cm seulement lorsque les fondations sont peu exposée à l’humidité, par exemple grâce à un drain de cailloux (30 cm ou plus) ou un revêtement perméable (caillebotis).
  4. Installer des fixations sur le support, des équerres métalliques prise dans le support. Respecter les préconisations de pose du fournisseur d’équerre (80 à 130 cm d’entraxe en général, situées en quinconce).
  5. Installer l’ossature bois qui portera l’isolant en bois de section 45 x 95 ou 45 x 145 mm avec une entraxe entre montant verticaux de 40 à 60 cm (selon les préconisations d’entraxe du bardage). Ces chevrons doivent être de qualité conforme à la construction d’ossature bois. On pourra ménager un espace entre l’ossature et le mur existant pour remplir cet espace d’isolant et ainsi limiter les ponts thermiques.
  6. Installer un filet de chantier permettant de passer la main en l’agrafant sur l’ossature, bien tendu. De manière plus écologique, on pourra utiliser une corde en sisal fixée en diagonale, mais la mise en œuvre est plus longue.
  7. Placer la laine de chanvre dans les caissons en utilisant une souffleuse à laine de chanvre (pour décompacter la laine). La masse volumique est contrôlée en mesurant le volume des caissons, et en contrôlant le nombre de bottes de laine de chanvre utilisées.
  8. Agrafer un pare-pluie respirant sur l’ossature. Si l’ossature bois a été plaqué sur le mur, on pourra envisager la pose d’une fibre de bois pare-pluie, plus onéreuse, mais permettant de couper les ponts thermiques.
  9. Il convient de ménager un espace de 25 mm entre le pare-pluie et le bardage. Pincer le pare-pluie avec des lattes verticales de 25 cm d’épaisseur. Installer une grille anti-rongeurs en pied de mur.
  10. Fixer le bardage horizontal.

Remarque : un soin particulier doit être porté à la gestion des ouvertures, menuiseries et ventilations.

Conseil de mise en œuvre du terre-chanvre par projection

Configuration 1  : épaisseur de 6 à 8 cm

  1. Étendre le débord de toiture si besoin afin de couvrir l’épaisseur d’isolant qui sera apporté. La terre-crue peut-être utilisée en extérieur sous réserve d’avoir « un bon chapeau et de bonnes bottes ».
  2. S’assurer que la paroi existante soit bien ouverte à la vapeur d’eau, en piquetant les éventuels enduits extérieurs s’ils sont hydrophobes, ainsi que les parements côtés intérieurs jusqu’à atteindre la brique ou la pierre. Si le murs nécessite des reprises de maçonnerie, il faut les reprendre en amont car le terre-chanvre n’aura pas de rôle structurel de reprise de charges. Les pièces de bois devront être recouverte de canisse pour assurer une bonne accroche.
  3. Les 30 cm inférieurs du soubassement sont considérés comme des zones exposées aux projections d’eau, il faut donc respecter une garde au sol. Ces zones doivent être isolées avec des panneaux imputrescibles pour soubassement (en liège par exemple).
  4. Le support est mouillé pour assurer une bonne accroche et cohésion avec le matériau terre (cf règles professionnels enduits terre). Le mélange est projeté en 2 passes de 3-4 cm généralement. La deuxième passe peut-être réalisée rapidement après la première (dépend du séchage mais typiquement 12h après). Il est possible d’obtenir ponctuellement des épaisseurs supérieures à 6-8 cm par endroit, notamment si le support existant présente un défaut d’aplomb.
  5. Une fois l’épaisseur voulue atteinte, la planéité peut-être améliorée en tassant légèrement le matériau à la taloche plastique (attention aux risque de décrochement lorsque l’on travaille à frais), ou plus recommandé, en grattant le surplus de matière à la règle aluminium après un léger séchage (typiquement 24 à 48h après la projection de la dernière passe).
  6. Une fois la planéité obtenue, une fine couche de barbotine est appliquée sur le mélange pour durcir la surface. Le mur doit être recouvert avec un enduit résistant au précipitations et respirant, typiquement un enduit chaux-sable. 

Configuration 2  : épaisseurs supérieures à 12 cm

  1. Étendre le débord de toiture si besoin afin de couvrir l’épaisseur d’isolant qui sera apporté. La terre-crue peut-être utilisée en extérieur sous réserve d’avoir « un bon chapeau et de bonnes bottes ».
  2. S’assurer que la paroi existante soit bien ouverte à la vapeur d’eau, en piquetant les éventuels enduits extérieurs et intérieur s’ils sont hydrophobes. Si les surfaces à piqueter sont grandes et que le mur ne présente pas de pathologies liées à l’humidité, il est généralement possible de ne piqueter le mur existant qu’en pied de mur et sur une hauteur d’1m50 environ côté intérieur et extérieur.
  3. Les 30 cm inférieurs du soubassement sont considérés comme des zones exposées aux projections d’eau, il faut donc respecter une garde au sol. Ces zones doivent être isolées avec des panneaux imputrescibles pour soubassement (en liège par exemple). Cette garde au sol peut être de 15 cm seulement lorsque les fondations sont peu exposée à l’humidité, par exemple grâce à un drain de cailloux (30 cm ou plus) ou un revêtement perméable (caillebotis).
  4. Installer l’ossature bois qui portera l’isolant en bois de section 45 x 95 ou 45 x 145 mm. On pourra ménager un espace entre l’ossature et le mur existant pour remplir cet espace d’isolant et ainsi limiter les ponts thermiques. Placer un lattis bois de (18 x 38 mm) espacé de 18 cm en hauteur.
  5. Le support est mouillé pour assurer une bonne accroche et cohésion avec le matériau terre (cf règles professionnels enduits terre). Le mélange est projeté en une passe en remplissant l’ossature de bas en haut. La projection peut soit s’arrêter au nu de l’ossature bois (structure type torchis), soit le lattis peut-être enrobé (2 cm minimum).
  6. Une fois l’épaisseur voulue atteinte, la planéité peut-être améliorée en tassant légèrement le matériau à la taloche plastique (attention aux risque de décrochement lorsque l’on travaille à frais), ou plus recommandé, en grattant le surplus de matière à la règle aluminium après un léger séchage (typiquement 24 à 48h après la projection de la dernière passe).
  7. Une fois la planéité obtenue, une fine couche de barbotine est appliquée sur le mélange pour durcir la surface. Le mur doit être recouvert avec un enduit résistant au précipitations et respirant, typiquement un enduit chaux-sable.