cofrac

Un Lambda cofrac pour C3 !

C’est tout récent, ça date de février 2018 et ça devrait faire avancer le chanvre fermier…

Pour mieux connaitre les caractéristiques techniques de ses produits, la SCIC a lancé un programme de recherche intitulé CHANVRISOL en partenariat avec des laboratoires universitaires et l’association Chanvriers en Circuits Courts (C3) dont elle fait partie. Ce projet a été soutenu par la Région Normandie.

Le projet Chanvrisol

Chanvrisol a été conçu comme un programme mutualisé de recherche solidaire profitant à toutes les petites structures de C3.

Chaque chanvrier produit des chanvres un peu différents (variété de chanvre, pluviométrie selon la région, outils utilisés pour le défibrage…). Et d’une année sur l’autre, le chanvre d’un même producteur peut également varier selon les conditions climatiques. Le projet CHANVRISOL a permis d’étudier l’effet de ces variabilités sur la conductivité thermique, avec plus de 250 mesures réalisées, afin de garantir une performance thermique sans avoir à standardiser tous les chanvres. Les résultats ont été concluants : la conductivité thermique du chanvre varie très peu malgré les différences notables entre les chanvres produits à travers la France et d’une année sur l’autre. Nous pouvons garantir collectivement les performances du chanvre en vrac sans que la certification ne soit un outil de mise en compétition entre acteurs.

Plus en détail, le programme chanvrisol abordait les point ci-dessus :

  • Caractériser les chanvres produits par les chanvriers en circuits courts (densité, granulométrie, conductivité thermique…).
  • Développer des protocoles pour que les agriculteurs puissent réaliser eux-même des contrôles de production.
  • Développer des protocoles spécifiques pour mesurer certaines caractéristiques en laboratoire (taux de fibre dans la chènevotte par exemple).
  • Réaliser des mesures certifiées COFRAC par un laboratoire indépendant pour certaines caractéristiques, notamment la conductivité thermique.

Sésame ouvre toi

Ce « lambda cofrac » est un sésame pour C3. En effet, cette valeur, incontournable pour un isolant – elle caractérise la manière dont la chaleur traverse un matériau – doit être mesurée de manière précise et par un organisme indépendant, pour permettre aux professionnels de l’éco-construction de faire valoir les performances du chanvre dans leur projets et aux clients d’accéder à toutes les aides financières relatives à la performance thermique.

Le sésame s’est ouvert récemment, à la réception des résultats. Dorénavant, des travaux d’isolation mis en oeuvre par un artisan RGE, utilisant du chanvre fermier de C3, d’une épaisseur compatible avec la résistance thermique préconisée par l’administration fiscale pourront bénéficier d’un crédit d’impôt.

Lambda de chènevotte fine et standard : 0,045 W/M.K
Lambda de chènevotte grossière : 0,050 W/M.K
Lambda de laine à 50kg/m3 : 0,046 W/M.K
Lambda de laine à 35kg/m3 : 0,051 W/M.K

Au-delà de la certification

La certification d’une mesure n’est pas une fin en soi. Elle est nécessaire pour intégrer nos matériaux sur le marché des isolants thermiques, mais ne donne pas plus d’éléments de compréhension. Elle a été l’aboutissement d’un programme complet, une démarche de caractérisation robuste scientifiquement, résiliente, durable, solidaire et utile pour les professionnels et clients de l’éco-construction et permet à la SCIC d’élargir son public.

Alors n’hésitez plus, isolez-vous avant l’hiver !

 

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