Pourquoi construire ou rénover écologique?

Compte tenu du réchauffement climatique dû au renforcement de l’effet de serre, il est aujourd’hui nécessaire d’économiser l’énergie pour en produire moins. Le secteur du bâtiment est en première ligne car il représente 43% de la consommation d’énergie finale française et 24% des émissions de CO2 d’après le rapport de l’Institut NegaWatt de 2014.

Bref résumé des évolutions du bâtiment en France depuis le début du XXème siècle :

etiquette energie
Evolutions du besoin de chauffage des logements français selon les périodes
  • Avant 1930 : bâtis traditionnels peu ou pas isolés, avec une mauvaise étanchéité à l’air, mais construits avec des matériaux sains (bois, terre, pierre, paille…) permettant notamment de gérer l’humidité et dans une approche bioclimatique (disposition optimale du bâti, ouvertures vers le sud, utilisation de l’inertie…).
  • Entre 1930 et 1945 : Début de l’industrialisation des constructions. Les savoir-faire traditionnels sont de moins en moins valorisés.
  • Entre 1945 et 1973 : Production massive et industrialisée de bâtiments peu isolés thermiquement dans le cadre de la reconstruction de l’après-guerre. Ces bâtiments sont généralement des « passoires thermiques ».
  • 1973 : Premier choc pétrolier entraînant une prise de conscience de notre dépendance aux énergies fossiles pour vivre dans de tels bâtiments.
  • 1974, 1988, 2000, 2005, 2012 : Réglementations Thermiques (RT) pour les bâtiments.

L’objectif est d’abaisser sensiblement la consommation énergétique moyenne des logements français, qui s’élevait en 2014 à 240 kWh/m2/an (NegaWatt), ce qui correspond au classement « E » (voir l’échelle de performance thermique ci-contre). Il s’agit d’abord de faire évoluer les usages pour plus de sobriété énergétique, puis d’isoler les bâtiments, ce qui ne sera possible que si les travaux sont économiquement envisageables pour les habitants et collectivités. Enfin, la production d’énergie à partir de sources renouvelables n’interviendrait qu’après avoir limité les pertes thermiques au maximum.