Notre éthique

Eco-construction en filières locales et circuits courts
Eco-Pertica contribue au développement de la construction écologique dans une démarche de filières locales et de circuits courts. Nous entendons par filière locale une proximité spatiale de l’ordre de 60 km, et jusqu’à 100 km au plus loin, et par circuit court, un contact direct entre le producteur et l’utilisateur.

Eco-Pertica développe ses activités sur le territoire du Perche et les territoires limitrophes, sans volonté de s’étendre géographiquement, mais en soutenant l’émergence de projets aux objectifs similaires et/ou complémentaires sur d’autres territoires. Nous œuvrons notamment  à l’échelle nationale (réseaux professionnels, actions de recherche et développement…) pour promouvoir la construction écologique et le développement d’écomatériaux produits en filière locale et en circuits courts.

Économie de la coopération et de la mutualisation
La coopération, c’est faire ensemble. La mutualisation, c’est mettre en commun des idées, des moyens ou des compétences qui peuvent être utilisées par l’ensemble des membres d’un réseau. La coopération et la mutualisation entre acteurs sur le territoire du Perche permet non seulement de faire émerger une économie plus sociale et solidaire, mais aussi de favoriser la création d’activités et d’emplois durables en milieu rural. Eco-Pertica est reconnu Pôle Territoriale de Coopération Economique (PTCE) pour le « développement de l’éco-construction en filière locale » en Région Normandie depuis 2015.

Coopération…devenir_associe
Les professionnels membres du réseau Eco-Pertica ont en commun d’être des entreprises de petite taille. Ils vivent sur le territoire sur lequel ils interviennent. Cette cohérence géographique permet d’une part de limiter l’énergie grise associée à leurs activités, et d’autre part de renforcer les liens entre professionnels, mais aussi entre professionnels, particuliers et institutionnels. Ces échanges permettent de développer des coopérations sur le territoire, afin de promouvoir les intérêts collectifs, la confiance mutuelle et l’économie locale. Le développement de la filière chanvre du Perche est un exemple de projet collaboratif renforçant l’économie locale : le client choisissant un artisan local qui met en œuvre du chanvre du Perche, favorise l’activité économique de l’agriculteur chanvrier local…

nospartenaires… et mutualisation

Eco-Pertica développe des actions de mutualisation à l’échelle locale – régionale – nationale. Localement, cela se traduit par exemple par la mise en lien entre acteurs, l’organisation de réunions d’échanges techniques, la participation commune à des salons d’écoconstruction, ou encore la mise à disposition d’outils spécifiques facilitant la mise en œuvre des écomatériaux. A l’échelle régionale et nationale, nous participons à des réseaux de mutualisation de savoir-faire et de représentation associés à l’écoconstruction et aux écomatériaux, tels que le Réseau Ecobâtir, l’Association Nationale C3 (Chanvriers en Circuits Courts), l’ARPE (Association Régionale de Promotion de l’Ecoconstruction)…

Notre vision de l’acte de construire et de rénover
Compte tenu du réchauffement climatique dû au renforcement de l’effet de serre, il est aujourd’hui nécessaire d’économiser l’énergie pour en produire moins. Le secteur du bâtiment est en première ligne car il représente 43% de la consommation d’énergie finale française et 24% des émissions de CO2 d’après le rapport de l’Institut NegaWatt de 2014.

Performance thermique du parc de logements français anciens et actuels
Performance thermique du parc de logements français anciens et actuels (voir ici un bref historique des performances thermiques du bâti).

L’objectif est d’abaisser sensiblement la consommation énergétique moyenne des logements français, qui s’élevait en 2014 à 240 kWh/m2/an (NegaWatt), ce qui correspond au classement « E » (voir l’échelle de performance thermique ci-contre). Il s’agit d’abord de faire évoluer les usages pour plus de sobriété énergétique, puis d’isoler les bâtiments, ce qui ne sera possible que si les travaux sont économiquement envisageables pour les habitants et collectivités. Enfin, la production d’énergie à partir de sources renouvelables n’interviendrait qu’après avoir limité les pertes thermiques au maximum.

 Nous pensons que les problématiques posées par la nécessaire transition énergétique sont plus larges que ces deux seuls aspects « thermique » et « économique ». Notre objectif et d’atteindre des solutions de construction ou de rénovation offrant non seulement de hauts niveaux de confort thermique pour des coûts maîtrisés, mais aussi optimales dans le compromis entre ces différents aspects :

  • s’appuyer sur les principes d’architecture bioclimatique pour concevoir des bâtiments performants et confortables en hiver comme en été,
  • favoriser l’emploi de matériaux sains et naturels, si possibles locaux et distribués en circuits courts, et le moins transformés possible, pour préserver leur faible coût en énergie grise et leur faible empreinte carbone lors de leur fabrication, fonctionnement et fin de vie,
  • favoriser les matériaux réemployables en fin de vie, ou recyclables facilement (compostables…), et le réemploi des matériaux existants,
  • s’assurer que le bâti soit résilient et durable, et pas seulement performant,
  • intégrer le bâti dans le paysage et respecter les principes constructifs du territoire en s’appuyant sur les artisans locaux,
  • poursuivre une démarche d’urbanisme durable favorisant l’intégration du bâti dans l’existant, la cohésion sociale, la cohérence avec le développement économique local et la lutte contre l’étalement urbain,
  • privilégier les techniques constructives et les matériaux qui permettent le développement d’emplois localement, ainsi que les savoir-faire d’artisans, plutôt que le développement d’activités peu valorisantes,
  • favoriser le travail des hommes contre le travail donné aux machines – et donc associé à l’épuisement des ressources fossiles (notion d’intensité sociale, quelques explications de cette notion ici),
  • sensibiliser sur le fonctionnement du bâti et sa performance thermique pour permettre une adaptation des usages et des modes d’habiter, que ce soit par des conseils et des formations, ou l’implication des habitants dans le suivi actif voire la réalisation d’une partie des travaux, sous les conseils avisés d’experts du bâtiment (artisans, thermiciens, architectes…).